samedi 28 avril 2007
Transamerica
Nous n'étions que dix au début, mais le chiffre est monté à une bonne vingtaine assez rapidement. Nous avons souvent eu des films à thématique gaie ou lesbienne, mais trans? Plutôt rare. Merci à tous ceux qui sont venus partager ce petit plaisir cinématographique!
lundi 23 avril 2007
Allosexualité : débat sur le terme
"Allosexuel qui roule n'amasse pas mousse"
"L'habit ne fait pas l'allosexuel"
"Quand l'allosexualité va tout va"
"Je peux pas vous remettre mon devoir, mon allosexuel l'a mangé!"
Pour nous familiariser avec le terme allosexuel, les animateurs de la soirée ont demandé à chacun durant le tour de table de citer un proverbe, une phrase, une expression, en remplaçant le terme habituel par allosexuel. D'où les exemples nommés plus haut.
C'est que, pour appuyer les démarches du REJAQ et donner une véritable force au mouvement jeunesse allosexuel, le conseil d'administration de Jeunesse Lambda a voulu effectuer une première consultation auprès de ses membres afin de changer la désignation de l'organisme.
Jeunesse Lambda est-il ou n'est-il pas un organisme allosexuel? Est-ce que ce terme plaît aux gens en général? Vous reconnaissez-vous dans ce terme?
La principale critique ouverte provient de l'inclusion du terme. En effet, passer d'un groupe pour jeunes gais, lesbiennes, bisexuels à un groupe pour jeunes allosexuels entraine l'ajout des transsexuels dans notre clientèle. Il semblerait que pour les jeunes gais et lesbiennes, les questionnements sur l'identité de genre sont trop différents de ceux sur l'orientation sexuelle qu'il faille encore faire de l'éducation sur les réalités que vivent les trans.
De plus, pour le terme allosexuel est davantage utilisé comme regroupement que comme étiquette individuelle. On est d'abord gai, lesbienne, bisexuel, queer etc avant d'être allosexuel, mais tous ensemble nous sommes des allosexuels plutot que des glbtttiqq etc.
Ainsi donc, changer la définition de lambda pour groupe allosexuel pour jeunes gais, lesbiennes, bisexuels et en questionnement semblait davantage plaire à tous.
dimanche 22 avril 2007
Le premier couple que j'ai vu.
J'ai connu D par internet et il m'avait séduit par la folie de ses propos, sa manière de transformer le monde avec ses mots, sa façon d'être tendre et à l'écoute. Dans ma naïveté, j'avais cru que les paroles dans son profil était de lui. J'en étais encore plus impressionné :
"Moi je sais tous tes sortilèges,
tu connais tous mes envoûtements.
Tu m'as gardé de pièges en pièges,
Je t'ai perdu de temps en temps.
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement, finalement,
Il nous fallu bien du talent
Pour être heureux sans être adultes"
"Moi je sais tous tes sortilèges,
tu connais tous mes envoûtements.
Tu m'as gardé de pièges en pièges,
Je t'ai perdu de temps en temps.
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement, finalement,
Il nous fallu bien du talent
Pour être heureux sans être adultes"
(Jacques Brel, La chanson de vieux amants)
Il n'a rien brusqué, il m'a simplement dit que si je devais passer par Montréal, je pouvais l'appeler. C'est d'ailleurs ce que j'ai fait, mais il était à l'hôpital, c'est son copain qui m'a répondu et qui m'a dit de passer quand même. J'ai donc aussi appris à connaître S, avec qui il était en couple ouvert. Ils ont été mon premier modèle de couple gais. Ils avaient 22 ans, j'en avais 19, juste après mon coming-out. Ils se connaissaient depuis des années, ensemble depuis 4-5 ans peut-être. Des gars intelligents avec qui je pouvais parler de tout, de culture, d'être gai, de la vie devant une bière ou un bon repas. C'est D qui le premier m'a fait découvrir Montréal, de longues marches du Quartier Chinois à St-Laurent, sûrement aussi le Village mais c'était sans importance, Montréal avait tellement d'autres beauté à offrir et qu'il me suffisait d'apprivoiser.
Je vous raconte tout ça car il s'agit vraiment du premier modèle de couple que j'ai eu, un modèle qui m'a marqué par sa tendresse, sa façon de ne pas se compliquer la tête avec l'amour, un amour bien présent, palpable entre eux, un couple qui m'a permis d'avoir confiance en l'avenir, des gars qui étaient eux mêmes sans se la jouer.
Et puis il y a cette phrase de D. dont je me souviens encore. "C'est quoi un an pour toi? Même si tu ne devais être en couple que pour un an, ou six mois, c'est long un an avec une personne. Ce n'est pas rien. Ce sont pleins de moments à deux. C'est déjà beaucoup. Même si ça ne dure pas."
Bru L
samedi 14 avril 2007
Couples gais et lesbiens: quels modèles avons-nous?
La question vaut la peine d'être posée. Tout comme... qui fait l'homme et qui fait la femme dans le couple?
Après tout, la plupart d'entre nous avons grandis entourés de modèles hétérosexuels (pour ne pas dire hétérosexistes). Et bien, s'il existe effectivement des modèles gais ou lesbiens, ils sont difficiles à trouver, même en 2007, même si on a déjà fait son coming out. Il est toutefois simple et facile de s'identifier au simple concept de l'amour, même si parfois ça ne ressemble pas aux films à l'eau de rose, avec l'homme qui propose et la femme qui dispose!
Mais tout de suite, on a renchéri au sujet des couples en général. Est-ce important d'être en couple? Comment est-ce que ce couple s'est formé? C'était intéressant d'entendre les gens nous parler de leur "Gontrand" (nom fictif utilisé ce soir), surtout quand il était dans la salle! Parfois, le hasard fait bien les choses et alors, on peut lâcher une ritournelle du genre "Il fait beau dans l'métro!" en pleine discussion car quelqu'un y a déjà rencontré son "Gontrand"!
En terminant, je vous laisse sur cette pensée... L'amour est parfois comme un emploi: il y a le processus de sélection, le contrat de travail temporaire qui devient parfois un poste permanent, il y a la période de probation... La seule différence, comme quelqu'un l'a si bien souligné, c'est qu'on ne montre pas son CV de l'amour! Quel soulagement!
Après tout, la plupart d'entre nous avons grandis entourés de modèles hétérosexuels (pour ne pas dire hétérosexistes). Et bien, s'il existe effectivement des modèles gais ou lesbiens, ils sont difficiles à trouver, même en 2007, même si on a déjà fait son coming out. Il est toutefois simple et facile de s'identifier au simple concept de l'amour, même si parfois ça ne ressemble pas aux films à l'eau de rose, avec l'homme qui propose et la femme qui dispose!
Mais tout de suite, on a renchéri au sujet des couples en général. Est-ce important d'être en couple? Comment est-ce que ce couple s'est formé? C'était intéressant d'entendre les gens nous parler de leur "Gontrand" (nom fictif utilisé ce soir), surtout quand il était dans la salle! Parfois, le hasard fait bien les choses et alors, on peut lâcher une ritournelle du genre "Il fait beau dans l'métro!" en pleine discussion car quelqu'un y a déjà rencontré son "Gontrand"!
En terminant, je vous laisse sur cette pensée... L'amour est parfois comme un emploi: il y a le processus de sélection, le contrat de travail temporaire qui devient parfois un poste permanent, il y a la période de probation... La seule différence, comme quelqu'un l'a si bien souligné, c'est qu'on ne montre pas son CV de l'amour! Quel soulagement!
Sorte
6 avril: Orgie de desserts et discussion sur nos passions
Avant le plaisir, il y a les préliminaires.
À la première partie, nous avons donc eu droit à une mini-discussion toute simple portant sur ce qui nous allume. Les sujets ont été assez variés, que ce soient les jeux de rôles, l'allemand, l'aviation, la musique ou tout simplement, Jeunesse Lambda! Peu de gens ont été en mesure de dire qu'une seule chose les allume. Après tout, nous sommes jeunes, nous sommes curieux et bien souvent, nous pouvons être à cheval entre deux (ou plusieurs) passions en même temps! Et être gai, lesbienne ou bisexuel(le), c'est passionnant, non?
Et après cela, bien sûr, il y a eu l'orgie... de desserts! Des tartes par ci, des gâteaux par là... Il y a eu des restants bien sûr, mais peut-être que cette anecdote peut vous rassurer: un certain administrateur a pris la boîte, et en marchant vers l'Espressonet pour rallonger le plaisir après la discussion, a aperçu quelqu'un avec un gobelet à café vide et le sempiternel refrain: "Scuse, t'aurais pas un p'tit peu de change s'il te plaît?" Et l'administrateur de répondre "Non, mais j'ai ceci", en montrant une boîte contenant une demi-tarte aux pommes. Le pauvre homme en était ravi. Voilà, c'est simple de faire sa BA à Lambda!
Sans blague, merci à tous ceux qui ont apporté leurs desserts. Il n'y a pas de dessert trop modeste!
Sorte
À la première partie, nous avons donc eu droit à une mini-discussion toute simple portant sur ce qui nous allume. Les sujets ont été assez variés, que ce soient les jeux de rôles, l'allemand, l'aviation, la musique ou tout simplement, Jeunesse Lambda! Peu de gens ont été en mesure de dire qu'une seule chose les allume. Après tout, nous sommes jeunes, nous sommes curieux et bien souvent, nous pouvons être à cheval entre deux (ou plusieurs) passions en même temps! Et être gai, lesbienne ou bisexuel(le), c'est passionnant, non?
Et après cela, bien sûr, il y a eu l'orgie... de desserts! Des tartes par ci, des gâteaux par là... Il y a eu des restants bien sûr, mais peut-être que cette anecdote peut vous rassurer: un certain administrateur a pris la boîte, et en marchant vers l'Espressonet pour rallonger le plaisir après la discussion, a aperçu quelqu'un avec un gobelet à café vide et le sempiternel refrain: "Scuse, t'aurais pas un p'tit peu de change s'il te plaît?" Et l'administrateur de répondre "Non, mais j'ai ceci", en montrant une boîte contenant une demi-tarte aux pommes. Le pauvre homme en était ravi. Voilà, c'est simple de faire sa BA à Lambda!
Sans blague, merci à tous ceux qui ont apporté leurs desserts. Il n'y a pas de dessert trop modeste!
Sorte
mardi 10 avril 2007
La ville nous surveille jusque dans les vestiaires.
Je vais maintenant régulièrement à la piscine. Et oui! je vais devenir une gym queen! En premier lieu, je le fais pour moi, car j'avais grandement perdu la forme avec toutes ces années d'implication sans toucher à une raquette de badminton ou de tennis. quand on dit que l'on court partout, ça ne veut pas dire que c'est bon pour le cardio. Et j'avoue que je me laisse envahir par le superficialisme de rêver d'un corps découpé à en faire baver les gens. Bon d'accord, je n'en suis pas encore au gym 4x semaine, je déteste faire des push up. Mais nager, je trouve ça relaxant et c'est bon pour le stress, sans compter les matchs de waterpolo ou les cours de plongeon. Mais bon, en définitive, vous en penserez ce que vous voulez du fait que j'ai décidé de m'entraîner, c'est une phénomène qui semble polariser pas mal les gens sur les chats.
Je vous raconte tout ça parce qu'en fait, j'ai bien rien quand je suis tombé sur une pancarte dans les vestiaires pour homme du centre Claude Robillard où je vais : Pour une ville en santé, utilisez le condom. C'est tout de même étrange que dans ce genre d'endroit, on nous passe ce genre de message non? Tout de même, tout de même, je suis fier de vivre dans une ville qui prend la santé de ses citoyens à coeur et qui fait de la prévention au coeur d'un endroit où les gens sont les plus vulnérables (c'est à dire, en speedo ou nu, dans un contexte totalement asexué et inattendu).
Vous regarderez dans vos vestiaires la prochaine fois, voir s'ils en ont posé partout!! :D
lundi 9 avril 2007
Une page d'histoire no 1 : les logos de Lambda
dimanche 8 avril 2007
30 mars : Moments noirs
Toutes les études le démontrent, le plus gros problèmes que vivent les jeunes issus des minorités sexuelles, c'est le suicide. On y pense entre 6 à 14 fois plus que la moyenne. C'est dû aux pressions sociales de se conformer, au stress du coming out, aux craintes de rejet, à toutes ces situations de la vie que l'on ne peut éviter et auxquelles nous sommes confrontés, dont la solution, à prime abord, ne parait pas évidente. Heureusement, il existe des groupes, des lignes d'écoutes et des amis qui sont toujours prêts à nous écouter. Je pense à Lambda, je pense à Gai Écoute, à tous ces gens merveilleux que j'ai rencontré ici au cours des années.
Cela prend du temps s'intégrer dans un groupe quand on se sent seul, incompris, mal dans sa peau, pas sûr de ce que l'on est et de ce que l'on vaut. On oublie souvent que nous, jeunes gais, lesbiennes, bisexuels et en questionnement ne sommes pas seulement confrontés aux problèmes de notre orientation sexuelle mais bien à tout ceux que les jeunes vivent : estime de soi, relations familiales et amicales compliquées, voir notre corps et nos désirs changer etc.
Pourtant, je suis content d'avoir découvert Lambda et de m'y être accroché. Car croyez-le ou non, on trouvait que j'étais mystérieux au départ : je ne parlais pas beaucoup de moi, de ce que je vivais, de ce que je ressentais. Je n'arrivais pas à m'ouvrir. Ça a pris quelques temps avant qu'on sache qui j'étais, pas seulement un corps dans un coin. Qu'on sache quoi me dire, qu'on puisse jaser avec moi. J'ai dû accepter de donner des informations. De dire ce que j'aimais. Et c'est comme ça que j'ai pu découvrir les autres, accepter qu'ils aiment des choses différentes de mes intérêts et ainsi j'ai pu grandir, apprendre, accepter la différence, voir qu'il existait d'autres points de vue valides. J'apprécie Lambda pour ça, même si au départ, moi aussi j'étais gêné.
J'aurais pu me retrouver dans des milieux moins sécuritaires autrement, à faire des apprentissages beaucoup plus difficiles, et je ne suis pas sûr que j'aurais trouvé des amis sincères comme tous les gens avec qui je m'implique. Et ça, c'est précieux et ça l'aide à faire passer les idées noires.
Bru L
dimanche 1 avril 2007
24 mars : I'm gay, je suis gai, soy maricon
Note à moi-même : ne pas inviter des gens quand nous sommes dans le sous-sol, ya pas de place, on est déjà squeezer à 4 sur un sofa pour deux! La cuisine est bonne pour une ambiance intime, pas pour les foules! Et franchement, il y avait du monde le 24 mars dans le CCGLM : le super party de financement du Réseau des lesbiennes du Québec, la rencontre des Pères gais dans le petit local, nous dans le sous-sol, Laure derrière ses piles de livres, et le CPAVIH au troisième étage, sans parler des travailleurs tardifs de séro-zéro et du GRIS entre les deux étages.
Mais concernant notre discussion, je trouvais amusant le commentaire de mon chum d'être pris entre les deux langues : ce n'est pas sa faute s'il parle français ET anglais, pourtant, il doit constamment se justifier et rappeler à tous qu'il est MEXICAIN et non pas anglophone ou francophone. Comme quoi (oui, j'aime bien faire des conclusions qui commencent par comme quoi, j'ai remarqué...) on projette souvent nos préoccupations sans le savoir sur les gens alors que la réalité culturelle est plus complexe qu'on le pense!
Une chance que bientôt s'en vient la journée ethnoculturelle (le 5 mai en fait!) , ça va nous permettre de mieux se familiariser aux différentes facettes de la planète.
Bru L
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